• Guillaume

Des inconscients appellent à la grève / Des pans entiers de l'économie en pleine crise

#transport, #tourismedaffaires, #hotellerie, #MICE, #congrès, #salons

La CCI de Paris Ile-de-France vient de sortir sa dernière étude sur l'impact économique de la pandémie sur le secteur du Tourisme d'Affaires au 31 Août 2020.

La crise sanitaire de la covid-19 a entrainé une crise économique mondiale historique. Le tourisme, d’agrément ou d’affaires, aura été l’un des secteurs les plus profondément et durablement touché.

En effet, l’ensemble des mesures prises par les pouvoirs publics (confinement, fermeture des frontières, déconfinement, reprise très progressive de l’activité...) pour enrayer la pandémie a mis le tourisme mondial à l’arrêt pour la première fois depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Les conséquences pour Paris Île-de-France, l’une des premières destinations touristiques au monde, sont et seront colossales pour les différents segments de cette filière d’excellence française. L’événementiel a été le premier secteur impacté par cette crise sanitaire, les limitations puis les interdictions de rassemblement imposées par les pouvoirs publics, ont conduit les gestionnaires de sites à fermer leurs parcs d’expositions et les organisateurs d’événements à reporter ou annuler leurs manifestations. Il est par ailleurs l’un des derniers secteurs autorisé à relancer son activité post crise sanitaire.


Un secteur totalement à l’arrêt pendant 6 mois (mars à août 2020) et une reprise encore incertaine.


Impact sur les salons au 31 août 2020 *(CCI Paris Ile-de-France) :

202 salons (117 professionnels et 85 grand public) devant se tenir entre le 8 mars et fin décembre 2020 dans les 21 principaux sites d’exposition auront été annulés ou digitalisés en raison de la crise sanitaire. Cela représente 45% du nombre de salons annuels. Citons parmi ceux-ci des salons internationaux de grande envergure comme Viva Tech, Global Industrie, Eurosatory, SITL, Inter filière (septembre), Maison & Objet (septembre), Texworld (septembre), Bijorhca (septembre), Première Vision (septembre), Mondial de l’automobile (octobre), SIAL (octobre), Silmo (octobre), Santexpo Paris (octobre) ou encore Paris Games Week.

En termes d’impacts économiques, cela représente :

  • 5 millions de visiteurs (53% de la fréquentation annuelle) et 58 000 entreprises exposantes (54% du nombre d’exposants annuels) qui ne sont pas venus sur les salons franciliens ;

  • 12,9 milliards d’euros de ventes (soit 3,4 millions de contrats) qui n’ont pas été réalisés par les entreprises (57% des ventes annuelles sur les salons), dont 6,5 milliards d’euros non réalisés par les seules entreprises françaises et 6,4 milliards d’euros par les entreprises étrangères.

  • 2,5 milliards d’euros de retombées économiques qui ont été perdus pour le territoire (50% des retombées annuelles),

  • 1,3 milliard d’euros de dépenses liées à l’organisation des manifestations (location d’espace, aménagement de stands, personnel d’accueil, traiteurs, transport de marchandises) et

  • 1,2 milliard d’euros de dépenses liées aux séjours des exposants et visiteurs (hôtellerie, restauration, transport, shopping) non réalisées ;

  • 38 000 emplois « équivalent temps plein » qui ont été perdus (49% des emplois annuels).


Impact sur les congrès au 31 août 2020* (Office du Tourisme et des Congrès de Paris- OTCP) :

  • 432 congrès devant se tenir entre début mars et fin août 2020 en Île-de-France auront été annulés ou digitalisés en raison de la crise sanitaire. Cela représente 40% du nombre de congrès annuels. Citons parmi ceux-ci des congrès de grande envergure comme l’Euro PCR, l’European Congress of Clinical Microbiology Diseases (ECCMID) ou le congrès Big Data. En termes d’impacts économiques, cela représente :

  • 400 000 congressistes (45% de la fréquentation annuelle) qui ne sont pas venus sur les congrès franciliens ;

  • 703 millions d’euros de retombées économiques qui ont été perdus pour le territoire (52% des retombées annuelles),

  • 163 millions d’euros de dépenses liées à l’organisation des manifestations et 540 millions d’euros de dépenses liées aux séjours des congressistes non réalisées ;

  • 11 954 emplois « équivalent temps plein » qui ont été perdus (48% des emplois annuels).


Des annulations entraînant des conséquences dramatiques pour tout un écosystème.

L’annulation et/ou le report des congrès et salons a déjà et aura de graves conséquences économiques pour la filière, et ce à plusieurs niveaux et avec effet « en cascade » pour :

  • Les organisateurs d’événements dont les annulations sèches et les reports ont entraîné d’importantes pertes d’activité qui ne seront pas prises en charge par les assurances ;

  • Les gestionnaires de sites pour lesquels les annulations entraînent d’importantes pertes d’exploitation ;

  • Les entreprises exposantes sur les salons qui ont engagé des frais (location d’espaces, de matériels, de services, etc.) sans retour sur investissement possible ;

  • Les prestataires et les nombreuses PME et TPE dont l’activité dépend des opérations événementielles (agences, concepteurs de stands, traiteurs, personnels d’accueil, etc.) ;

  • Le secteur touristique dont l’activité dépend en partie de ces événements : aéroports, transports, hôtellerie, restauration...

Etude complète à télécharger ici

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